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La nutrition des colombiformes

Fiches informatives - La nutrition des colombiformes

L'alimentation naturelle des colombiformes (pigeons, colombes et tourterelles) se compose majoritairement de graines de légumineuses et de graminées cultivées. Ils peuvent également se nourrir de baies, de végétaux verts voire d'insectes. Ces oiseaux ne décortiquent pas leurs graines. C'est pourquoi ils ingèrent volontairement du grit ou des petites roches, qui vont participer à la digestion mécanique des graines dans le gésier (estomac).

L'alimentation des colombiformes maintenus en captivité doit être composée d'un mélange de graines de qualité pour canaris, pinsons ou perruches. Ce mélange doit représenter environ 50-60 % de la ration. La marque Hagen® propose autrement un mélange de graines destiné spécifiquement aux colombiformes. Nous recommandons également de proposer de la moulée finement moulue telle que celle pour pinson de Lafeber® ou les moulées fines (Mash ou Superfine) de Harrison®. La moulée devrait représenter environ 40-50 % de la ration de votre oiseau. Vous pouvez proposer des légumes verts feuillus ou des légumes colorés cuits (patate douce, piment, courge, ...) quotidiennement. Un œuf cuit dur (coquille incluse), des haricots ou des fèves cuites ainsi qu'une petite quantité de pain représente différents exemples de gâteries. Une source de calcium comme de la coquille d'huitre broyée doit être disponible en tout temps pour les femelles pondeuses. La plupart du temps, les colombiformes n'aiment pas manger dans des mangeoires et préfèrent se nourrir directement au sol. Enfin, veillez à toujours laisser à disposition un bol d'eau fraiche. Il est possible mais pas indispensable de fournir une petite quantité de grit pouvant aider à la digestion mécanique des graines dans le ventricule (estomac des oiseaux).

Comme chez tous les oiseaux de compagnie, des besoins alimentaires spécifiques sont nécessaire en période de reproduction, de compétition ou de maladie, et devraient être discutés avec votre vétérinaire aviaire. Enfin, tout changement alimentaire doit être effectué progressivement et le poids de l'oiseau fréquemment évalué durant cette période.

 

Julie Hébert, DMV, Dipl. ABVP (pratique aviaire)
Édouard Maccolini, DMV, IPSAV (Médecine Zoologique)